Et pendant ce temps-là, le virus s’amuse

Et pendant ce temps-là, le virus s’amuse

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Le virus s'amuse

(extraits d’un e-book, disponible le 15 décembre 2020) soyez un des premiers à le commander (8 €)

Quel est le sujet de ce livre ?

 

En général, les décisions gouvernementales sont prises par des individus qui n’ont pas plus de connaissance en la matière que des pigeons.
Gregory BATESON, Vers une écologie de l’esprit, II, Page 194

Je vais commencer par vous parler de ce dont je ne vous parlerai pas dans ce livre. (Cela s’appelle un paradoxe !).

Tout d’abord je ne vous parlerai pas du virus, il le fera lui-même à la fin de ce livre,  car je ne suis pas compétent, et au passage, si nous apprenions tous à ne parler QUE des sujets que nous connaissons bien, le monde serait plus paisible et les réseaux sociaux bas de gamme feraient faillite.

Ensuite je ne vous parlerai pas des gens qui nous gouvernent et qui portent une grande responsabilité sur toutes les misères qui se sont abattues sur nous, le virus n’étant pas la plus grave d’entre elles. La raison en est que tous les gouvernants des pays dits civilisés ont fait à peu près les mêmes erreurs, et que ces erreurs sont des erreurs de raisonnement, des erreurs relationnelles et des biais cognitifs,  propres à une très grande majorité d’individus.  Je ne vous dirai pas qu’il faut changer de président ou supprimer le conseil soi-disant scientifique, quoique ? Parce que changer d’hommes (et bien sûr de femmes) ne sert à rien si on les remplace par des gens semblables ayant la même culture et la même façon de penser.

Ma tentative n’est donc pas de vous conter l’histoire du virus qui nous plombe depuis bientôt un an (j’anticipe mais je sais qu’il faudra encore du temps pour que cette chape de plomb nous abandonne et j’espère que nous serons encore en vie à ce moment-là).
A ce jour, nombreux sont des gens intelligents ayant gardé le sens critique des personnes non assourdis par les sirènes officielles, qui sonnent le glas en permanence. Mais ils n’ont pas été écoutés. Cette histoire, tout le monde la connaît pour l’avoir vécue chacun à sa façon et il ne sert à rien d’y revenir. Je me contenterai donc dans l’appendice de lister quelques uns de ces hommes et femmes que j’estime, qui n’ont pas été dupés et qui se sont prononcés en contre la propagande gouvernementale, car un jour on les reconnaîtra pour avoir été vigilants et on les réhabilitera. Reste à savoir qui est ce : ON !

Donc je  ne vous parlerai pas de ces menteurs et manipulateurs qui ont d’abord affirmé que les masques ne servaient à rien parce qu’ils n’en avaient pas, pour ensuite les rendre obligatoires même dans la rue, même quand il n’y a personne, et si on les écoutait aussi chez soi, dans le lit, avec la distance physique (qu’ils appellent sociale par erreur). Je ne vous parlerai pas de ces mensonges répétés à longueur d’apparition à la télé, du genre des contaminés toutes les secondes, et des 400000 morts que l’on aurait eu si les modernes Zorro n’étaient pas là pour nous garder de la vilaine bêbête. Ni de ces déclarations à l’emporte-pièce pour mettre en avant une terrible mauvaise nouvelle, et dire quelques mots plus loin que finalement il y a aussi une bonne nouvelle.

Et naturellement, je ne citerai personne, pour les mêmes raisons bien que l’envie me démange.

Le comité scientifique, vous avez bien dit ‘scientifique’ ?

« La maladie est un sujet trop sérieux pour le confier à des médecins… »

Vous avez dit : « Scientifique ! ».

Voici un mot galvaudé et complètement dévalué depuis que la publicité et le mauvais marketing s’en sont emparés. L’efficacité de mon dentifrice est « scientifiquement prouvée », « Mon nouvel aspirateur aspire mieux que tous les autres, c’est scientifiquement prouvé »… ou encore : « Ce médicament soigne 99,9 % des gens » (on ne demande bien ce qu’il a pu faire pour rater les 0,1 % restant). Nous avons des émissions de télé soi-disant scientifiques ou le mot science est répété des centaines de fois au cas où nous aurions oublié le sérieux de l’émission que nous regardons…etc.

Avec le virus nous avons hérité d’un comité scientifique composé comme il se doit de médecins. Mais posons-nous la question ? Certes, nous avons besoin de médecins quand nous sommes malades, mais en quoi la lutte contre un méchant virus doit-elle être traitée par des médecins déguisés en scientifiques ? Quand une maladie n’a pas de médicaments pour être soignée (quoique… il y en a mais c’est un autre chapitre de l’histoire) les questions sont : que peut-on faire ? Qui doit le faire ? Et comment s’en sortir ? Est-ce encore un problème strictement médical, ou ne vaut-il pas mieux élargir le sujet en englobant l’environnement de la maladie.

Gérer une maladie n’est pas la guérir, et quand on ne peut pas guérir parce qu’on ne sait pas, a-ton besoin de médecins ? De généralistes oui, on en a toujours besoin car ce sont des gens au bon sens évident, souvent proches des malades, ayant une vraie envie de guérir leurs patients, mais de médecins fonctionnaires d’Etat, qui ne voient plus de malades de longue date, non ! Ils sont comme ces capitaines de gros paquebots : ils ne voient plus la mer, et se guident à l’aide d’instruments savants, à coups de prévisions et de modèles mathématiques foireux ! Et l’exécutif, qui comme son nom l’indique, est là pour exécuter n’a pas besoin de leur conseil, car c’est à lui de décider.

L’absence totale de dialogue

J’ai toujours eu une sainte horreur de la censure, du principe même qui veut que certaines personnes décident de qui est bon ou non pour les autres – supposés inaptes à le savoir eux-mêmes.
(Jean-Jacques WITTEZAELE, L’homme relationnel, p. 20)

 

Les gens persistent à ignorer la divergence de leurs points de vue et imaginent naïvement qu’il existe qu’une réalité et d’elle qu’une seule vision (à savoir la leur) ; avec la conséquence que quiconque voit les choses différemment doit être ou méchant ou fou.
(Paul WATZLAWICK, La Réalité de la Réalité, p.68)

Ce qui frappe, même l’observateur le plus inattentif est l’absence totale de dialogue entre les gouvernants, (ici médecins et politiques), et le Peuple, nous. Ce qui est parfaitement conforme avec l’expression : « Nous sommes en guerre », comme si on pouvait être en guerre contre un virus ! Nous sommes en guerre, cela signifie qu’il n’y a pas de discussions possibles contre les décisions prises par l’état major. Nous sommes quelques uns  l’avoir vu venir ce coup-là. Une poignée probablement. Maintenant la France se conduit à coup de décrets, on oublie les lois, quoique les lois soient votées dans le sens des décrets quand l’Assemblée est acquise au décideur, notre grand Timonier.

Bon, mais ce n’est pas une raison pour ne pas écouter les nombreuses personnes qualifiées, les Professeurs, Médecins, anthropologues et autres savants, et les simples praticiens que sont les médecins généralistes, sans attaches financières avec les labos ni avec le gouvernement. Ces gens, fort nombreux maintenant, dont je cite quelques uns dans l’appendice, sont parfaitement compétents et méritent au moins d’être écoutés. Or, ils sont ignorés, comme s’ils n’existaient pas, et quand ils ne sont pas ignorés, on les critique, on se moque d’eux, et on les attaque en justice comme de vulgaires criminels. Même en guerre, (je parle d’une vraie guerre), le bon général écoute ses troupes car il reste en quête d’idées nouvelles. Et, ensuite, il décide l’action. Et là, en effet, il ne prend plus l’avis de personne.

S’il te plaît, dessine-moi mouton

Il est curieux de penser à tous ces êtres humains qui vivent une vie entière sans avoir à faire le moindre commentaire, la moindre objection, la moindre remarque.

(Michel HOUELLEBECQ, Plateformes, p.365)

Tout le monde sait bien que la caractéristique principale d’un mouton est d’avoir peur : peur du loup, peur du berger, peur du chien, peur des bruits dans la nuit, peur d’être tondu, peur de tout, et peur d’un rien.

Le mouton ne se sent apaisé que lorsqu’il a un maître tout-puissant pour lui dire ce qu’il doit faire, où il doit aller, comment il doit vivre et qui le protège. Le mouton ne pense pas, tous les cultivateurs vous le diront. Et pourtant le mouton a des sentiments qui lui tiennent de philosophie. Il peut être affectueux et triste comme nous tous. Il peut aussi charger quand on abuse, comme nous. Le mouton est content de son berger qui le protège, il ne sait pas encore que celui-ci s’apprête à l’expédier pour se faire manger.

Le moutons devant un virus, un microbe, que ce soit un rhume, la grippe, ou n’importe quelle autre maladie, n’a pas peur car il ne sait pas trop, mais il s’affole dès qu’on lui fait peur. Le mouton dit : c’est embêtant de rester cloitré chez soi, mais il faut faire avec. Il dit : c’est embêtant toutes ces clôtures autour de nous mais faut faire avec. Il dit : on étouffe derrière ces masques mais faut faire avec. Des fois il change de discours et remplace le : faut faire avec par on n’a pas le choix ou le il suffit de s’y habituer…


Parfois un mouton isolé n’accepte pas de suivre ses camarades et arrive à en entrainer quelques uns hors des clôtures. Ils s’échappent du troupeau des faut faire avec et sont rapidement traités de fous, d’irresponsables et ma foi c’est un peu vrai, car souvent le loup les guette et ne manque pas de les attaquer. Mais ils adoptent sans le savoir la philosophie de ceux qui disent : mieux vaut mourir libre que vivre emprisonné. C’est une race de moutons très rare de nos jours, car on leur a appris la peur. Rien qu’en voyant comment leurs maitres bergers prennent des précautions pour eux, ils comprennent que la situation est grave.

Mensonges et les manipulations

 

Au début des explications données en mars 2020, on nous a dit qu’il fallait que 70% de gens rencontrent le virus pour penser obtenir une immunité collective. Il fallait donc que 70% des gens soient à un moment donné positif au virus pour cela. De quel chapeau sortait cette idée ? Toujours est-il que plus personne n’y croit !

Par la suite, lorsqu’on a pu commencer à tester en masse des gens, ceux qui étaient positifs étaient présentés, non plus comme un pas vers la solution, mais  comme une aggravation de la situation. Des gens qui en majorité étaient des porteurs sains, asymptomatiques et à priori non contagieux étaient donc devenus des malades sains. Peu de gens se sont aperçus de l’arnaque, car la majorité des moutons, ne se sont pas intéressés à la façon dont nous avons été bernés. Leur seule inquiétude était de l’ordre de savoir quand ils allaient enfin pouvoir retrouver une vie normale. Et pourtant sur ce pont le Gouvernement ne nous a rien caché : tous les jours le site officiel nous donne tous les chiffres utiles : hospitalisations, réanimations, morts, sorties d’hôpital,  mais la plupart d’entre eux ne sont pas venus voir, lire ou découvrir les réalités de la pandémie.

Je me souviens avoir dit à une personne qui portait un masque au moment où les hôpitaux étaient presque vides, et qui m’avait dit préférer le porter « au cas où ». Elle faisait partie de la caste nombreuse des « On ne sait jamais ». Je lui demandé si elle savait au moins combien il y avait de malades en réanimation dans notre département (un de ceux qui furent le plus épargné), elle m’a répondu qu’elle n’était pas soignante. Sous-entendu : je ne suis pas concernée. Belle aubaine pour nos apprentis Savonarole !

En fait le chiffre était 0 !

Ce qui peut vouloir dire que nous devrions porter des masques jusqu’à la fin des temps car il y aura toujours quelques malades contagieux dans les hôpitaux.

La non-compétence à communiquer

 

On a déjà vu à quel point, le camp des décideurs qui hélas, n’était pas peuplé des bonnes personnes et qui de toute façon n’ont rien décidé du tout, à part nous brimer et nous humilier.

 

Maintenant, parlons plutôt de leurs compétences à communiquer. Quoique je n’emploie pas le mot juste : je devrais dire  compétence à s’exprimer. Car pour communiquer il faut au moins être deux personnes en dialogue, alors que toutes les fois où on les a vus et entendus à la télé entre autres, ils se sont exprimés mais n’ont pas communiqué avec nous. D’une part parce qu’un discours à la télé est un média à sens unique et ensuite parce la plupart d’entre nous n’étaient pas vraiment présents, nous n’écoutions pas ce qu’ils disaient car nous attendions juste qu’ils nous disent quand allions-nous avoir le droit de vivre normalement, quand tout ce cirque finira. Questions sans réponse car les voies du virus sont impénétrables.

Attachons-nous au contenu de leurs discours. Ce sont de longs monologues sur le thème : regardez comme on a été bons. On a fait tout ce qu’il fallait pour vous sauver la vie. Et tout ça, dit sans un seul sourire, sans un seul clin d’œil pour nous montrer que nous étions là à les regarder. Ils sont même allés jusqu’à citer des kyrielles de chiffres pendant de longues minutes,  sans aucune aide visuelle, à croire qu’ils ne savent rien des lois de la mémoire humaine.

La généralisation

Un des points fondamentaux de notre méthode dite de la Nouvelle Culture, directement inspirée de la Sémantique Générale (SG) est l’idée que, dès que nous généralisons, nous ne pouvons dire que des propos faux et faire que des erreurs. Dès que nous disons : les médecins, les présidents, les femmes, les hommes, les jeunes, les musulmans, les flics… la suite ne peut être autre chose qu’une série de bêtises, de poncifs,  de raisonnements faux car non contrôlés par une logique rigoureuse et par un descriptif précis.

On ne peut pas ne pas généraliser car notre culture que je préfère appeler l’ancienne culture, nous a appris l’art de jouer avec les concepts, les idées, les croyances et les jugements, nous avons donc bien du mal à comprendre et encore plus à appliquer, après cela, que la réalité en soi n’existe pas, et que ce que nous appelons la réalité n’est en fait que notre vision de la réalité.

La fameuse devinette le montre fort bien que nous vient droit des textes anciens du Zen et du tao et qui dit : « Quel bruit fait un arbre qui tombe là où personne ne peut l’entendre ? ». Il parait que certains chercheurs ont posé cette devinette à des adultes cultivés, et à des enfants, et que les enfants trouvent la bonne réponse plus souvent et plus vite que les grandes personnes. Du moins tant qu’ils ne sont pas arrivés au stade de conceptualiser leur vie. Vous trouverez peut-être la bonne réponse quelque part à la fin de ce livre ou ailleurs dans un autre de mes livres.

C’est la Sémantique Générale, après les anciens sages orientaux qui a cherché à nous apprendre à ne plus croire à la réalité en soi, mais seulement à nos propres réalités. Par exemple : ne pas dire : « Il fait froid » mais « J’ai froid ». Car il ne fait jamais ni froid ni chaud, car, pendant que j’ai froid, ma femme à côté de moi trouve qu’il fait chaud. Et cela ne vaut pas la peine qu’on se dispute pour ce genre de choses, ce qui arrive pourtant trop souvent.

Cela vaut pour tous nos malheurs ou presque, à commencer par la douleur ressentie très différemment d’une personne à l’autre. Si nous prenions tous l’habitude de comprendre cela et de pratiquer cette réflexion avant de donner tort à quelqu’un, il y aurait beaucoup plus de paix dans le monde.

Le corps et l’esprit

« Maintenant abordons une situation qui est plus proche de nous. Pouvez-vous diviser, séparer, le “corps-esprit” réel ? Si vous êtes divisé, vous êtes un cadavre, pas un être vivant.
Pouvez-vous séparer n’importe quel être vivant ? […] Nous ne pouvons séparer le “corps-esprit” dans la réalité. Nous ne pouvons séparer l’intellect des émotions, cependant nous pouvons les séparer verbalement.
(Alfred KORZYBSKI, 3ème Conférence d’Olivet)

 

Nous avons déjà vu cela dans l’introduction.

Une autre croyance limitante est de restreindre le problème d’une maladie au soin apporté aux corps malades. La majorité des médecins décideurs ont donc mis en œuvre des actions techniques pour empêcher les corps de mourir. Mais un humain n’est pas seulement un corps, c’est aussi ce qu’on appelle un esprit, quelque chose de non visible mais inséparable du corps. Et cet esprit est très puissant au point de pouvoir souvent guérir aussi bien qu’un médicament ou qu’un soin à l’hôpital.

Tout le monde est censé savoir cela, sauf apparemment nos médecins cravatés et  couronnés.

Les décideurs n’ont jamais tenu compte de la détresse de ceux qui souffraient, non pas du virus mais de la façon dont on le combattait. Je mettrai en avant la façon ignoble dont les vieux (baptisés les anciens par le politiquement correct) ont été traités, mais aussi la façon ignoble dont les forces vives de la société ont été traitées : faillites, dépressions, colères… Ils n’ont pas été entendus. Nous reviendrons sur ces points dans les chapîtres dédiés.

On a entendu souvent parler des deux crises à traiter séparément : la crise sanitaire et la crise économique avec l’habituelle façon analytique de penser, alors que c’est la même chose. Il n’y a qu’un problème à résoudre : trouver une façon correcte de traiter le virus, pas de le combattre. Et ne jamais toucher sans jamais toucher à ce qui fait la vie des humains : les relations avec leurs semblables, et le droit de vivre et de travailler sans contrainte, et sans interdits.

Le scandale des Vieux

 

Enfin, il y a confusion entre le relatif et l’absolu. Des expressions telles que « le peuple veut », «  le peuple décide », « le peuple est pour », « le peuple est contre », ne signifient rien. Il faudrait dire chaque fois : « la majorité des citoyens qui ont exprimé leur opinion veulent, décident, sont pour, sont contre ». (Vladimir VOLKOFF, Pourquoi je suis moyennement démocrate, p. 25)

Des phrases telles que : « La France a décidé que… » ou « Les Français ont décidé de… » sont délibérément contraires à la vérité lorsque telle ou telle décision a été prise à une majorité de 51% des votants. (Vladimir VOLKOFF, Pourquoi je suis moyennement démocrate, p. 13)

Et si on dit : les vieux (le politiquement correct nous incite à dire aujourd’hui : nos anciens ou nos ainés n’empêche que ce sont des vieux qu’il s’agit), on dit quoi en Asbsurdiland ? On dit qu’ils sont fragiles ? Tous ? Quelque uns ? On dit qu’il faut les protéger ? Mais veulent-ils être protégés ? Beaucoup se sont exprimés : ils veulent surtout qu’on leur fiche la paix et qu’on les laisse voir leurs proches sans encombre.

Nos décideurs ont-ils à ce point un  tel respect pour les anciens ? C’est ce qu’ils disent en obligeant toute la population à se masquer et rester à distance pour ne pas les contaminer et les forces vives d’arrêter leurs commerces. Mais alors, comment se fait-il qu’ils aient attendus plus d’un mois pour s’apercevoir que les morts quotidiens n’étaient pas seulement à l’hôpital ? Ils avaient oublié les maisons de retraite où comme chacun sait ou devrait savoir, les morts sont quotidiens  à longueur d’année, tout simplement parce qu’ils sont vieux et souvent bien malades, et pas seulement du virus. Et que certaines maisons de retraites sont en fait des mouroirs.

La preuve sociale

 

Voici encore un des 7 principes qui guident nos actions et nos manipulations étudiées par Robert Cialdini. La preuve sociale se définit ainsi :

Suivant ce principe, l’un des moyens de déterminer ce qui est bien est de découvrir ce que d’autres personnes pensent être bien (Robert Cialdini, Op Cité, p. 113)

Et plus loin dans la même page :

Nous jugeons qu’un comportement est plus approprié  à une circonstance particulière si nous voyons d’autres personnes l’adopter

Il parait que 95% des gens sont des imitateurs et 5% des innovateurs, cela calme et fait bien comprendre le problème du virus.

Et encore :

Le principe de la preuve sociale l’affirme : plus il y a de gens pour estimer qu’une idée est juste, plus l’idée sera juste. (Ibid p. 125)

Je profite de ces citations sur la preuve sociale pour rappeler à tous que notre façon de penser en Nouvelle Culture est contraire à cela et que nous prônons de toujours aller à contre courant et d’affirmer le contraire de ce que pense la majorité avec le certitude de nous tromper moins souvent que l’inverse et de trouver des idées neuves qui nous ouvre des horizons nouveaux.

L’autorité, l’arbitraire et la soumission

 

J’ai toujours eu une sainte horreur de la censure, du principe même qui veut que certaines personnes décident de qui est bon ou non pour les autres – supposés inaptes à le savoir eux-mêmes.
(Jean-Jacques WITTEZAELE, L’homme relationnel, p. 20)

Les sujets obéissants ont plus tendance que les désobéissants à ne pas s’auto-attribuer la responsabilité de leurs actes et à l’attribuer à l’expérimentateur ou à la victime
Nicolas GUEGUEN, Psychologie de la manipulation et de la soumission (p.31)

Tout du long de ce malheureux épisode de notre vie (qui n’est pas terminé à l’heure où j’écris), les gouvernants, politiques et médecins du comité des Sages, nous ont tenus un double langage. Comme je le dis dans un autre chapitre ce furent des communications du genre : « Tout est catastrophique mais ce n’est pas grave » ou encore comme le dit Watzlawick : « La situation est catastrophique mais tout va bien » ou pire : « Le malade est mort guéri ». Et toujours dans cet ordre-là : d’abord la mauvaise nouvelle puis la bonne, de façon à ce que le Peuple ne retienne que la mauvaise nouvelle qui leur demande de faire encore un effort de plus et d’avoir encore plus peur. […]

Sur quels critères ont-ils décidé de ce qui était « de première nécessité » (faut dire que cette partie n’a jamais été respectée et que les forces de l’ordre n’avaient pas le droit de fouiller dans les cabas des ménagères et des ménagers). Sur quels critères ont-ils décidés que le virus n’attaquait pas dans les métros et RER, ou dans les hypermarchés, mais seulement dans les petites boutiques, et encore plus dans les restaurants et les bars (toujours fermés à l’heure où j’écris).

Où est le raisonnement intelligent qui préside à ces décisions ? Aucune justification d’une décision qui entraine des centaines de faillites ! Si ce n’est pas du mépris du citoyen, comment appelez ça. Un de ces grands chefs aurait-t-il un jour été empoisonné par un restaurateur ? Il semblerait en fait que les décideurs se soient particulièrement acharnés sur ce qui nous est le plus précieux : la bon vivre à la française, ce qui comprend avant tout le plaisir de s’asseoir aux terrasses des cafés, d’aller manger dans un bon restaurant ou encore de siroter dans les bars en se tapant sur les épaules et en s’embrassant. Big Brother veillait à tout cela comme le prédisant déjà Orwell dans la bouche d’Obrien le tortionnaire :

Vous ne serez plus jamais capable de sentiments humains ordinaires. Tout sera mort en vous. Vous ne serez plus jamais capable d’amour, d’amitié, de joie de vivre, de rire, de curiosité, de courage, d’intégrité. Vous serez creux. Nous allons vous presser jusqu’à ce que vous soyez vide puis nous vous remplirons de nous- mêmes.  (George Orwell, 1984, p. 362)

Bon, on n’en est pas là mais nous marchons sur la route qui y mène

Les explications abusives

 

Comment expliquer l’échec de toutes les précautions prises par nos décideurs, à savoir le confinement, le lavage de main, la distanciation physique (et non sociale), et enfin les masques, et toutes ces contraintes, au départ imposées avec modération, puis de plus en plus drastiques, jusqu’à l’idée saugrenue de porter le masque en plein air, même seul dans sa voiture, ou même chez soi en famille, et pourquoi pas dans le lit avec le conjoint… ?
On a cru qu’il n’y aurait plus de limite à l’absurdité. Même les Allemands semblent étonnés de notre passivité en appelant ce train de brimades : Absurdisland ! Wunderbar !

En fait, tout est parti de quelques croyances, dont deux mortelles : d’abord, que l’on pouvait, par des gestes précis, faire reculer le virus et, ensuite  que si l’on ne faisait rien (comme ce fut le cas dans toutes les épidémies précédentes), il y aurait 500000 morts en France.

Partant de ces croyances non fondées, il était légitime d’affirmer que la baisse des chiffres était due aux bonnes décisions prises par les décideurs, et que quand les chiffres montaient ce ne pourrait être que par la faute de nos mauvais comportements.

Jusque là la logique (leur logique) était respectée et les décideurs pouvaient se féliciter de la baisse des chiffres chaque jour jusqu’en juillet 2020.  Jusqu’au moment où il semblait que le virus avait lâché prise.

Toujours plus de la même chose

Cette formule apparemment toute bête: “Il suffit d’insister”, est l’une des recettes les plus assurément désastreuses mises au point sur notre planète sur des centaines de millions d’années. Elle a conduit des espèces entières à l’extinction.
(Paul Watzlawick, Faites vous-même votre malheur, p.28)

Une autre croyance délétère partagée par tous ou presque, est l’idée que lorsqu’une action ne fonctionne pas, il suffit d’insister et de continuer avec plus de force.
Nous appelons cela : faire toujours plus de la même chose.
Par exemple, fin juillet il a été décidé d’augmenter les lieux où l’on devait jouer à Zorro (être masqué dans la rue), et en août 2020 les chiffres se sont mis à augmenter. Je n’ai entendu qu’un seul médecin relever ce fait intéressant dans une vidéo. Des gens normalement constitués en auraient conclu à l’échec de la manœuvre et nous auraient autorisés à enlever les masques dans les rues, mais pas nos décideurs qui ont choisi la voie d’en rajouter. Toujours plus de la même chose, on augmente les doses, on augmente les brimades, et on ne peut rien dire puisque  c’est pour notre bien. Nos parents nous ont dit ça aussi quand nous étions petits.

Le principe de précaution

On dira tout ce qu’on voudra du principe de précaution, mais il est avant tout et restera une excuse pour ne pas agir. Les hypocondriaques qui se soignent alors qu’ils n’ont rien d’autre que la peur d’avoir quelque chose, utilisent à fond ce principe et tombent malades autant et plus que d’autres. Car la partie purement imaginaire dans toute maladie aime bien qu’on s’occupe d’elle et ne tarde pas à nous donner raison par gratitude, en nous envoyant une maladie réelle.

Un exemple amusant de principe de précaution est l’histoire de ce gars qui, dans un train, n’arrête pas d’ouvrir la fenêtre (c’était avant les TGV) et jette une pincée de poudre dehors, puis referme la fenêtre.

Au bout de quelques tentatives un des passagers présents finit par lui demander :
– Mais que faites-vous ?
– Je jette de la poudre contre les éléphants !
– Mais il n’y a pas d’éléphant ici !
– Cela prouve bien que ça marche !

L’ancien dirigeant scientifique de Pfizer, Yeardon, pointe du doigt un ancien collègue qui a été réprimandé pour son rôle dans la pandémie, le professeur Neil Ferguson. Ferguson a enseigné à l’Imperial College alors que Yeardon y était affilié. Le modèle informatique de Ferguson a fourni aux gouvernements la justification nécessaire pour lancer des ordres draconiens qui ont transformé du jour au lendemain des sociétés libres en prisons virtuelles. Sur ce qui est maintenant estimé par les CDC comme un virus avec un taux de survie de 99,8 %.

Le Dr. Yeardon a déclaré dans l’interview qu’« aucun scientifique sérieux ne donne de validité » au modèle de Ferguson.

L’ex directeur scientifique de PFIZER dit encore :

« En 1957, une pandémie a frappé, la grippe asiatique H2N2 avec un taux de mortalité de 0,7 %, qui a tué autant de personnes par habitant aux États-Unis que le COVID le prétend aujourd’hui. Il n’en a jamais été fait mention dans les médias à l’époque, sans parler du bouleversement extraordinaire que nous connaissons aujourd’hui. En 1968, la grippe de Hong Kong a frappé les États-Unis (.5 % IFR,), emportant 100 000 personnes alors que la population américaine était nettement plus faible. Pas une seule alerte n’a été donnée, pas un seul magasin n’a été fermé, ni même un reportage du réseau d’information. L’été suivant, le plus grand rassemblement de l’histoire des États-Unis a eu lieu à Woodstock ». […]

Tous les décideurs depuis le début, ont montré une totale impuissance à faire reculer ce méchant virus. Et cela a aggravé les peurs de nos concitoyens. Mais ils ne sont pas à blâmer sur ce point.

C’est sur un autre point qu’on peut les blâmer : qu’ils ne semblent pas avoir compris que, rien, aucune restriction, ne peut faire dévier le virus de sa voie.

Quoique que l’on fasse, cela ne changera rien.

Quelques médecins l’ont dit et se sont fait taper sur les doigts.

Mais quand j’entends la phrase : «Lutter contre le virus », ou pire « Nous maitrisons la situation » je me rappelle les propos de Don Quijote croyant maitriser les moulins imaginaires. Le virus mène et mènera sa vie comme il le voudra, aussi longtemps qu’il le voudra, et se moque totalement des barrières qu’on met entre lui et nous ! Il saute par-dessus, et il entre partout, même sous les masques, tranquillement, sans bruit et il se gausse de nous.

Pendant que nous croyons nous protéger le virus s’amuse !

 

Conclusions

 

La peur domine

La conclusion ne peut être joyeuse, car certes le virus va finir par s’en aller, pas tout à fait mais presque et il reviendra lui ou un de ses copains et on fera quoi, on recommencera la même série de décisions catastrophiques, les mêmes décisions aboutissants à remplir les salons de Pôle Emploi.

Le virus de doit pas faire peur car il ‘est pas pire que tous les autres que nous avons connus régulièrement, mais une nouvelle peste est en train de s’abattre sur nous : la privation de liberté et un début de dictature, encore molle mais qui durcit sans cesse au fil des semaines. Pour l’instant elle avance déguisée en gentille protectrice et nous dit : « Je vous punis pour votre bien… » mais ça ne va pas durer.

En attendant, il faut arrêt de créer une peur incontrôlable dans la population alors que le nombre de personnes hospitalisées et le nombre de morts n’est pas plus important qu’à l’ordinaire.

Car, quand on a peur, on ne peut plus penser, on n’a pas le détachement nécessaire pour vor la réalité de ce qui se passe, on ne peut plus rien décider dans le calme et on ne prend que de mauvaises décisions.

Vous avez dit Dictature ?

De nos jours, une quasi unanimité va de soi, grâce aux procédés de manipulation de l’information, auxquels, d’après les experts, ne résistent que 7% de la population, mais il ne peut plus s’agir d’une opinion sincère et indépendante. L’immense majorité du public s’imprègne simplement de la pensée unique que lui serinent quotidiennement divers organes d’information et de désinformation. (Vladimir Volkoff Pourquoi je suis moyennement démocrate, p. 78)

Non, nous ne sommes pas en Dictature mais dans un point intermédiaire, quelque part entre une vraie démocratie et la dictature, que j’appelle depuis de longues années : la Dictature Démocratique. C’est la dictature latente qui cache encore son nom sous un visage protecteur, c’est quand on a tellement bien manipulé son  Peuple pour qu’il en redemande, donc la dictature pour faire du bien à son Peuple, malgré lui. La dictature dont les étapes sont bien connues et bien rodées : d’abord infantiliser, puis protéger, et enfin emprisonner.

Toute personne possédant assez de popularité peut faire ce sale travail :

La popularité, qui prête souvent à ses favoris des talents divers alors qu’ils n’ont que celui, justement, de se rendre populaires.
(Vladimir VOLKOFF, Pourquoi je serais plutôt aristocrate, 2004 p. 55) 

J’aurais tendance pour conclure et sortir de ce vilain exercice virusien de dire qu’on ne devrait jamais donner notre voix et confier nos destinées, pour un temps dépassant quelques semaines, et surtout pas à des beaux parleurs super diplômés jusqu’aux dents, et manquant totalement d’humour !

Je laisse le mot de la fin à un belge, compagnon de l’Ecole de Palo Alto dont il a écrit une belle histoire avec  la regrettée Teresa Garcia :

J’ai toujours eu une sainte horreur de la censure, du principe même qui veut que certaines personnes décident de qui est bon ou non pour les autres – supposés inaptes à le savoir eux-mêmes.
(Jean-Jacques WITTEZAELE, L’homme relationnel, p. 20)

Et maintenant ?

 

Or, et c’est là presque une règle pour les situations humaines, les solutions de bon sens sont celles qui vont le plus à l’encontre du but recherché et sont même parfois les plus destructrices.
(Paul Watzlawick, Changement, paradoxes et psychothérapie, (p.175)

Et maintenant qui vivra verra ! Personne ne sait ce qui va se passer. On peut souhaiter que la Paix s’installera, et que les censeurs nous redonnerons notre plus grand bien : la liberté. Oui on peut rêver. On peut croire à un après meilleur comme le font tous les utopiques, mais je crois plutôt que les confits multiples vont éclater avec plus de force et que nous allons arriver à une forme d’anarchie, faite de tribus se massacrant les unes les autres comme dans les pays moins avancés dans la politesse des lois (au sens qu’elles sont polies comme du marbre).

A force de laisser faire et ne pas voir où les relations s’aggravent, et où le cancer se généralise, on va arriver au point d’une guerre fratricide entre pairs.

Mais si on peut encore éviter cela, j’aimerais bien…  et  qu’on n’en arrive pas à la belle histoire que me racontait un de mes anciens clients et amis :

A la fin des temps, quand les humains se sont presque tous entretués il ne reste plus que deux avions dans le ciel pilotés par deux ennemis. Ils se heurtent et tombent en flamme sur la terre. Fin de notre espèce.

A ce moment-là,  deux gorilles perchés dans un arbre se regardent et l’un dit à l’autre :

« Bon, on redescend et on recommence ! ».

 

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